lundi 24 février 2014

Sur la plage des Blancs Sablons

Notre petite virée dominicale nous a emmenés cette fois ci, sous le soleil et le vent, à la plage des Blancs Sablons (entre autres) sur la commune du Conquet.



A vrai dire, nous sommes passés souvent à côté, notamment dans nos petites escapades sur la presqu'île de Kermorvan, mais depuis tout ce temps, nous n'avions pas pris le temps de nous rendre "en bas". 

Ce qui nous y a amenés, vous vous en doutez, c'est que j'avais repéré au cours de mes diverses lectures et recherches, qu'un monument mégalithique était visible à marée basse.

Dans un premier temps nous avons longé la dune, durement éprouvée et déchirée par les dernières tempêtes, notamment la dernière "Ulla". 



Nous traînerons un petit moment tout autour, afin de faire peut être quelques trouvailles dans les éboulis

J'en profiterais cependant pour bien observer les différentes roches, à la recherche peut être de quelques grenats égarés ça et là.



Mais que nenni, rien que quelques bois flottés. 

Alors que la mer découvre doucement, nous apercevons, à l'ouest de la plage, ce qui semble être les restes d'une allée couverte. 

A l'origine, cette structure, découverte par J. Baqué en 1992, comptait une quarantaine de pierres, mais ce nombre a évolué au fil des siècles avec le ressac, et le monument s'éparpille aux alentours.

On aperçoit tout de même les dalles de chant, vestiges probables de sépulture emballées dans des cairns allongés.

Malheureusement, l'état actuel de cette structure ne reflète que très partiellement son état originel . On pourrait lui attribuer une datation du Néolithique moyen I, le Campaniforme voire l'âge du Bronze.




(renseignements trouvés dans l'ouvrage "Les mégalithes de l'arrondissement de Brest - Yohann Sparfel et Yvan Pailler)


jeudi 20 février 2014

Sur les murs de Brest, Madiba

C'est à la Porte de l'Arrière Garde, un des accès à l'Arsenal de Brest que le graffeur brestois Pakone a choisi pour déposer son hommage à Nelson Mandela...

Une oeuvre magnifique




De l'autre côté du mur, des petits détails, qui n'en sont pas moins réalistes..










Cette réalisation, hélas est éphémère puisque ce bloc de béton doit être prochainement détruit dans le cadre des travaux d'aménagement des alentours du Plateau des Capucins.


mercredi 19 février 2014

Elles arrivent, elles l'annoncent

Mes yeux sont trop rivés sur le ciel, trop triste et trop gris ces derniers temps, à tel point que je ne les avais pas vues... délicatement posées sur le sol détrempé... annonçant les prémices de jours meilleurs...














Le printemps arrive !!!

mardi 18 février 2014

L'Ile Tariec

C'était notre destination ce dimanche.

Après les multiples tempêtes que nous avons essuyées ces derniers temps, nous ne pouvions pas ne pas nous rendre sur la côte très abîmée par endroits mais qui pourrait nous laisser découvrir de nouvelles choses.

En effet, la côte Nord du Finistère compte de nombreux îlots qui furent un temps lointain habités et exploités, et certaines traces de ces vies ont été enfouies sous le sable. Donc...

Nous accédons à l'île Tariec (qui fait partie de la commune de Landeda) pr les dunes et la plage de Sainte-Marguerite, qui d'ailleurs est fort bien découverte puisque nous avons eu ce jour une grande marée. 

La grande plage de sable fin est toutefois parsemée de flaques et il nous faut jouer les cabris pour sauter par dessus les nombreuses flaques d'eau.








L'archipel de Tariec comporte en fait 19 petits îlots. L'ile Tariec, principale, a été coupée en deux par les forces des marées pour former l'île Tariec Bihan ou Vihan (la petite) et l'ïle de Tariec Vraz, séparées par un banc de sable et de galets. C'est sur cette dernière que nous prospecterons le plus longtemps.


L'Ile Tariec est réputée pour avoir abrité de riches activités au fil des siècles, en commençant par la période du néolithique pour se terminer à la fin du XIXème siècle, début XXème.

Dès notre arrivée sur le bord de l'île nous observerons des ruines qui semblent être les vestiges d'une ancienne chapelle. Il semblerait qu'il y ait eu à côté de ladite chapelle un cimetière dont il ne reste pas de traces aujourd'hui.




Au fur et à mesure de notre avancement, nous découvrirons d'autres vestiges : un menhir, un cairn, un ancien four à goémon, des rochers ayant subi les assauts vains des carriers.







four à goémon



Les parcs à huîtres


Mais l'érosion a fait son oeuvre, et il est vraiment ardu de ne pas confondre de simples rochers avec des structures érigées par les hommes


Cependant, nous nous devions de surveiller la marée remontante et nous n'avons plus aller plus avant dans nos investigations. Nous reviendrons

Les gardiens des îles



Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons sur l'estran qui sépare les deux îles et nous pouvons, sous le sable et les galets, apercevoir le vieux sol. 



C'est là que Nounours fera ses découvertes : des morceaux de poterie, un petit morceau d'os à demi brûlé, témoignant tout autant qu'ils sont des activités humaines liées à la découpe et au partage de carcasse d'animaux et à leur utilisation culinaire. Dans le genre plus récent, il trouvera également une balle de cuivre, datant certainement de la dernière guerre.


Une petite pause casse-croûte et nous repartons quelque peu guillerets grâce à nos découvertes.

Rentrée à la maison, je me suis plongée dans mes ouvrages afin de mieux m'imprégner de l'histoire de ce site où nous retournerons sans aucun doute...