lundi 11 novembre 2013

Le cap de la Chèvre

Ce dimanche, le temps semblait se vouloir clément et nous a emmené sur la presqu’île de Crozon (Finistère), au lieu magique qu’est le cap de la Chèvre. 


Magique et impressionnant avec ses falaises de plus de 100 mètres qui s’effondrent dans une mer sans cesse bouillonnante, même par faibles marées.


Le sommet couvert de landes de bruyères et d’ajoncs est quadrillé de nombreux chemins de randonnée promettant de belles promenades. Mais notre but était plutôt de descendre au pied des falaises..



C’est par un chemin fort étroit et escarpé que nous entamerons une descente qui durera plus d’une demie heure… l’a-pic est important, les nombreux cailloux roulant sous nos pieds pouvant provoquer une chute sans appel. Mais avec un Nounours plus que prudent, je ne suis pas inquiète.




Nous arriverons enfin sur la grève, où les galets sont tout aussi peu favorables à la marche.



Les falaises nous présentent leurs strates de grès comme des ondes défiant le temps et les éléments. Elles dévoilent aussi des schistes pourprés et bien d’autres couleurs sublimes.








Malgré nos regards avisés, nous ne trouverons pas de minéraux et de fossiles, mais resteront sans voix devant la beauté du site, immense et fragile à la fois.



Pendant que Nounours s’aventurera un peu plus loin, je me poserai, les yeux tournés vers la mer qui se déroule avec fracas sur le rivage.





Des méduses ça et là semblent ne pas avoir résisté à une telle force.


Nous rencontrerons un Monsieur qui nous dira faire la descente quotidiennement, pour nettoyer la grève de ces objets contre-nature, objets jetés de bateaux de passage ou laissés là par des indélicats et que la mer a rejetés. Nous serons impressionnés par son « agilité », même chargé, à remonter la falaise.




Ce qu’il nous faudra faire d’ailleurs sans tarder, car la pluie s’est invitée, et le sol commence à être lourdement détrempé, les rochers et les pierres bien mouillées, dont annonciatrices de danger.

La remontée fut compliquée, je l’avoue… j’ai eu un peu la frousse… chaque pas en avant non assuré et c’était la dégringolade. Toujours est-il qu’une fois remontés au sommet, je n’étais pas peu fière de ce « petit exploit »…

C’est trempés « comme des soupes » que nous sommes rentrés à la maison, fatigués aussi, heureux, non sans avoir été se réchauffer de l’ambiance irlandaise du Tara Inn à Brest.



Une belle journée…