mardi 19 avril 2016

Lacken Obelisk

24 avril 2011 - co Mayo



Nous l'avions repéré l'année passée, puisque nous l'apercevions de loi sur la colline face au cottage. Nous avions essayé de l'approcher mais en vain.. Vu de loin, il paraissait immense, et ses formes m'intriguaient. Il fallait que l'on aille voir ça.

Dans un ouvrage laissé par le propriétaire du cottage, je glane quelques renseignements.

Si l'histoire raconte que cet obélisque a été érigé par le colonel Knox de Castle Lacken pour donner du travail aux pauvres gens pendant la période de la grande famine, elle dit aussi qu'il le fut pour célébrer la mémoire de Moïra (Mary) Browne, qui à son époque fit preuve d'une immense charité envers les indigents. Pendant que son mari, métayer, se chargeaient de récolter le grain, elle le distribuait aux pauvres. L'on dit aussi d'elle que lorsqu'elle sortait, elle portait toujours deux robes sur elle au cas où elle rencontre une femme dans le besoin et lui en donne une. L'opinion locale est divisée sur le sujet, mais de toute façon, l'Obélisque est là, et bien là, veillant sur la vallée de Lacken.



Enfin, nous voilà donc partis à la chasse à l'Obélisque qui doit se trouver à vol d'oiseau à 1 km de Bushy Park. Un petit souci seulement, sur nos cartes, pourtant bien précises (Ordonnance Survey, équivalent irlandais des cartes IGN), nous ne trouvons aucun chemin pour y accéder. Il va falloir demander. Après avoir quelque peu tourné en rond, nous nous arrêtons près d'un portail où une petite fille joue et qui semble bien intriguée par ma demande. Son débit de "paroles" est impressionnant, et face à mes propres interrogations elle fait appel à son papa (enfin je suppose) qui va gentiment nous indiquer le chemin à prendre, nous précisant que nous allons avoir une magnifique vue sur la vallée.

Nous empruntons une "route" sinueuse, cabossée qui nous mène au sommet de la colline. Oups, problème.. Nous sommes tout près et le "monstre de pierre" reste inaccessible, ceinturé par les tourbières et des ajoncs touffus et bien piquants.






Pas question de nous en tenir là.. Nounours finalement trouvera un "coin" pour passer..et nous crapahutons jusqu'à "la chose".








Je ne puis pas dire que j'ai été décue devant l'imposant monument, je dirais plutôt que j'ai été surprise, d'une part par sa masse, mais aussi par son architecture quelque peu curieuse pour l'époque (fin XVIII ou début XIXème, je ne sais trop). En fait d'obélisque, je trouve qu'il ressemble plus à une cathédrale quelque peu épurée. Malgré mes nombreuses lectures, je ne trouverai rien de plus sur le sujet.

Comme promis, la vue sur la vallée ne nous laissera pas indifférents.



Quelques clichés plus tard, nous redescendrons tranquillement, nous arrêterons près d'une très ancienne chapelle qui protège un cimetière où les sépultures d'un autre âge n'ont dû guère avoir de visiteurs depuis plusieurs décennies. Un sentiment curieux s'empare de moi. Loin d'être morbide, il est vrai que j'aime ce genre de lieu, chargés eux aussi d'émotion et d'histoire.





(pierre tombale "faite maison")



les petites stèles datent à peu près du XVè siècle voire moins....



Cette balade fut plutôt relaxante, eût égard au repos que Nounours avait besoin de prendre après la route de la veille.


Le soir, nous nous délecterons d'un bon feu de tourbe, comme je les aime, qui enveloppera la maison et nos âmes d'une douceur suave et envoûtante


jeudi 29 octobre 2015

Gourmandise automnale

Même si la saison n'a pas été généreuse, il en reste encore quelques un dans les bois, bien cachés :




Du coup, la gourmandise l'emportant, j'ai créé cette petite recette...

Ingrédients pour l’appareil
- 200 gr de farine
- 4 oeufs
- 12,5 cl de lait
- 10 cl d’huile d’olive
- 1 sachet de levure
Ingrédients pour la garniture
- champignons des bois (cèpes, girolles, pieds de moutons)
- 50 gr de magret de canard séché et détaillé en tout petits morceaux
- 5 noix hachées
- 4 échalotes hachées
- une cuillère à soupe d’ail des ours (facultatif)
- 1 petite pincée de thym
- sel, poivre

Préchauffer le four à 180°
  • 1 - Préparer l’appareil en mélangeant tous les ingrédients, réserver
  • 2 - faire revenir les champignons dans un peu d’huile d’olive, les égoutter
  • 3 - faire revenir les échalotes et l’ail des ours, puis ajouter les champignons
  • 4 - ajouter la pincée de thym, saler poivrer
  • 5 - mélanger le tout
  • 6 - ajouter les noix hachées et le magret détaillé en tout petits morceaux
Mélanger l’appareil et la préparation de champignon
Fariner un moule et y verser le tout
Mettre au four à 180° toujours, pendant environ 45 mn
(la lame d’un couteau doit ressortir sèche)

Déguster avec un Médoc ou un Bergerac






mercredi 30 septembre 2015

Les pierres de Belle Ile en Mer

Il est compliqué de trouver des traces du Néolithique à Belle Ile en Mer…

Il existait, selon des écrits datant du tout début du XVIIème siècle, un alignement de menhirs qui traversaient l’île dans sa largeur.

De cet alignement, il n’en reste que trois.

Les menhirs Jean et Jeanne qui se font face dans la lande de Kerlédan, et qui sont taillés dans du micaschiste local.




 JEAN




JEANNE

Selon la légende, Jean et Jeanne s’aimaient. Mais sur ordre du Conseil des Druides, ils ont été transformés en pierre par les sorcières du village. Paraît-il, que les soirs de pleine lune, une bonne fée les laisse revivre et s’aimer !!!
Il y a toutefois Jean et Jeanne, deux menhirs qui se font face dans la lande de Kerlédan.

Un peu plus loin sur la route, non loin de Bangor au lieudit Kervarigeon, il y a la Pierre Sainte-Anne. Un menhir taillée dans un bloc der quartz laiteux, d’une hauteur de 3.50 m et qui pèse environ six tonnes.





L’âge de Bronze avait aussi laissé en héritage sur l’île de nombreux tumulus qui ont quasiment tous été détruits.

Il reste cependant celui de Borderune, sur la commune de Sauzon, où a été édifié une petite tour de guet… il faut passer à travers la broussaille de fougères et rondes pour accéder au sommet, mais on n'y voit finalement pas grand chose une fois arrivés en haut... dommage...









mardi 29 septembre 2015

Y a-t-il un bretonnant dans la salle ?

Il est rare que nous revenions de nos balades sylvestres sans un « petit quelque chose » dans notre besace, dans notre tête et notre cœur.



Cette fois-ci, il s’agit de messages posés sur des arbres, en forêt du Cranou (Finistère).

Nous avons juste un petit problème pour en comprendre le sens :

Le premier :



Gout'ra an teod livan gevier
Se ne c'hall ket al lagad ober
Chom dilavar ha sel ouzhin
Neuze da sonjoû a ouezin

Pour lequel, avec l’aide d’amis, de la famille nous avons pu traduire ainsi (à confirmer) :

Si les mots ne peuvent mentir
Le regard ne peut pas
Si tu comprends mon silence
Alors tu comprendras ma pensée

Quand au second ??? 



Graet em eus an dreizhadenn
Aner eo klask pelec’h emaon
O kantren emaon da viken
Atre ar Menez hag an Aon


si quelqu’un pouvait nous aider ??

Merci d’avance